Un parcours qui a commencé le 11 mars 1980
Le premier concert de Riccardo Muti à la tête de l’Orchestre National de France a lieu le 11 mars 1980, au Théâtre des Champs-Élysées, dans un programme qui mêle Mozart, Falla et Schumann. Le 12 juin 1982 marque le début de son long compagnonnage avec le Festival de Saint-Denis, autour d’un Requiem de Verdi réunissant Anna Tomowa-Sintow, Alexandrina Miltcheva, Veriano Luchetti et Simon Estes ; Muti remettra le Requiem sur le métier en juin 2009, dans la même basilique des rois de France, cette fois avec Barbara Frittoli, Olga Borodina, Ramon Vargas et Ildar Abdrazakov.
En décembre 1984, Ivan le Terrible de Prokofiev résonne à la Salle Pleyel, avec l’illustre Irina Arkhipova puis, en novembre 1985, le voici qui ressuscite la Messe pour le couronnement de Charles X de son cher Luigi Cherubini. Ses visites, dès lors plus espacées, redeviennent régulières la décennie suivante : le chef dirige Mendelssohn/Schubert (Théâtre des Champs-Élysées, octobre 1993), Mozart/Dvořák (Pleyel, mars 1995), Fauré/Schubert/Moussorgski/Ravel (Théâtre des Champs-Élysées, octobre 1996), Rossini (Théâtre des Champs-Élysées, avril 1997), Prokofiev (Pleyel, octobre 1998), Mendelssohn/Liszt/Scriabine (Théâtre Des Champs-Élysées, avril 1999), Mozart/Brahms (Théâtre des Champs-Élysées, avril 2000), Schumann (Théâtre des Champs-Élysées, avril 2001), Respighi/Martucci (Théâtre des Champs-Élysées, avril 2002), Berlioz/Tchaïkovski/Haydn (Théâtre des Champs-Élysées, avril 2003).
En juin 2003, la basilique de Saint-Denis accueille la Messe solennelle de Cherubini, compositeur dont il s’est décidément fait une spécialité, qu’il retrouve en janvier 2004 (Lodoïska, aux côtés de la Symphonie tragique de Schubert et de la Symphonie funèbre et triomphale de Berlioz), mais aussi en 2006 pour la Messe de Chimay, en 2008 avec le Chant sur la mort de Haydn entourant Porpora et Schubert, puis enfin en 2010, à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de la naissance de Cherubini, où son Requiem en ut mineur côtoie la Messe n° 2 de Schubert. On notera encore des programmes Honegger/Orff (Théâtre des Champs-Élysées, janvier 2005), Haydn/Salieri/Mozart (Théâtre des Champs-Élysées, mars 2008), Mozart/Berlioz (sa rare Messe solennelle au Théâtre des Champs-Élysées en avril 2007), le même Berlioz et son Lélio (Théâtre des Champs-Élysées, février 2009), ou encore Chabrier/Ginastera/Falla/Ravel (Théâtre des Champs-Élysées, janvier 2010).
Le 13 mars 2014, au Théâtre des Champs-Élysées toujours, Riccardo Muti fête les 80 ans du National et choisit Rossini (Guillaume Tell, ouverture), Chausson (Poème de l’amour et de la mer, avec Bernarda Fink) et Scriabine (Symphonie n° 3).
Ses débuts à l’Auditorium ont lieu en mai 2018 avec la Symphonie n° 4 de Schumann et le Concerto pour violon de Brahms, révélant la jeune Coréenne Ye-Eun Choi.
Son dernier concert à la tête du National (et du Chœur de Radio France) est consacré au Requiem de Verdi (Philharmonie de Paris, octobre 2024).