• Fréquences
  • Accès
  • Contact

À l'air libre du 23 au 29 janvier 2023

Radio France soutient la scène française
Radio France soutient la scène française © Nainoa Shizuru/Unsplash

Opéra-comique à hauteur d’enfant, opéra underground exalté à la mode espagnole, nouvelle soul enthousiasmante ou artistes émergentes à suivre de près, À l’air libre vous entraîne dans les chemins de traverses à la découverte de belles soirées à passer en Région cette semaine

Sud-Est : Rodrigo Cuevas à l’Opéra de Lyon, une soirée caliente !

L’extravagance chevillée au corps, rien n’arrête « le Freddie Mercury des Asturies » Rodrigo Cuevas. Sur son dernier album, « Manual de cortejo » (« manuel pour faire la cour »), il s’affiche nu, le corps enduit de graisse noire avec des cornes sur la tête. Sur scène, telle une diva, le moustachu apparait en jupe, robe et dentelles dans des ondulations et postures dont il a le secret.

« Cet excellent performeur, tout à la fois chanteur, danseur, musicien et DJ, à moitié drag-queen, à moitié sorcier hidalgo, fait de ses concerts une sorte de cabaret queer », souligne notre déléguée musicale Véronique Hilaire.

Révélation des Trans Musicales l’hiver dernier, l’artiste se définit lui-même comme « un agitateur folklorique », un passeur de savoirs. Au-delà du personnage excentrique, cet artiste Indépendant et iconoclaste ne cesse de puiser dans les chants et danses traditionnelles du Nord-Est de l’Espagne où il est né (à Oviedo en 1985). Avec la complicité du producteur et musicien catalan Raül Refree, il injecte d’audacieuses sonorités électroniques à ce précieux patrimoine récolté auprès des anciens. En créateur fantasque, il fait de ses concerts un art total et sensuel d’une bouleversante beauté, futuriste et d’une folle insolence.

Le 31 janvier à l’Opéra de Lyon, Rodrigo Cuevas, vamos !  

► Un instant suspendu avec Rodrigo Cuevas en live at Womex sur YouTube 🔽

► Réservez sans tarder sur le site opera-lyon.com.

Nord-Ouest : Sarah McCoy, le retour de la grande prêtresse blues soul

C’est au volant de sa voiture que Sarah McCoy découvre sa voix. Dès l’âge de 16 ans elle parcourt alors les Etats-Unis d’est en ouest et chante à tue-tête pour ne pas s’endormir au volant. Un grand road trip avant qu’elle ne pose valises et guitare à la Nouvelles-Orléans pendant 5 ans. Elle y est artiste en résidence au piano-bar The Spotted Cat, une expérience qui l’amène à de nombreuses rencontres musicales et lui offre totale liberté artistique. C’est là qu’elle est repérée par Bruno Moynié. Le documentaliste lui ouvre les portes de la scène française et elle commence à tourner dans l’hexagone dès 2014. Charmée, l’autrice, compositrice et interprète s’installe 3 ans plus tard à Paris.

En 2019 elle fait paraitre son 1er album, « Blood Siren », plébiscitée par la presse française qui évoque, excusez du peu, Billie Holliday, Nina Simone ou encore Amy Winehouse. Sarah McCoy s’affirme en quelques années comme l’une des figures les plus flamboyantes de la scène musicale actuelle. Autant dire que son second album est attendu comme on surveille du lait sur le feu. Tout chaud, ce nouveau « High Priestess » (Grande Prétresse), un concentré d’émotions brutes, sort justement ce 27 janvier. Dès le lendemain, le 28, la diva débute sa tournée au Carré Magique de Lannion dans les Côtes-d’Armor. 

Artiste accomplie à la voix puissante, Sarah McCoy porte des chansons gorgées de vie avec une conviction viscérale. Dans ce nouvel opus, elle mêle à ses incantations des sonorités électroniques et nous livre sa force autant que sa vulnérabilité, celle d’une vie cabossée.

« La chanteuse et pianiste voyage entre différents registres musicaux avec une aisance folle, des chansons blues sombres à nous donner des frissons, un jazz coloré qui donne allègrement la bougeotte, quand une soul profonde et intense nous fait verser une larme », souligne notre déléguée musicale Sarah Le Lann.  

Entre blagues et confidences, l’exubérante américaine fait preuve d’une présence scénique tour à tour incroyable ou bouleversante, arborant un look extravagant dont d’interminables larmes pailletées coulant sur ses joues. 

Sarah McCoy, une divine diva. 

► « Go blind » de Sarah McCoy, extrait de « High Priestess », à écouter les yeux fermés, forcément 🔽

► À applaudir :  

Nord-Est : sur les routes d’Alsace, un opéra d’enfer à la portée des enfants

Orphée est le mythe fondateur de l’histoire du théâtre musical, les premiers opéras y puisent leur source d’inspiration. Qui ne connait pas ce héros de la mythologie grecque ? N’écoutant que son courage, le poète va chercher aux enfers Eurydice, mordue par un serpent mortel le jour de leurs noces. Mais son retour parmi les vivants est à 2 conditions, Orphée devra charmer par le seul pouvoir de sa musique monstres et furies, les puissances infernales qui peuplent les antres de la terre et, surtout, ne jamais poser le regard sur sa dulcinée tant qu'ils ne seront pas revenus à la surface. Orphée, ou quand la musique et le chant sont plus forts que la mort.

 Avec la Petite Balade aux enfers, Valérie Lesort (la plasticienne signe la mise en scène) et Marine Thoreau, les spectateurs revisitent l'Orphée et Eurydice de Gluck avec beaucoup d’humour et d’inventivité. Mi humains, mi marionnettes, les jeunes et talentueuses voix de l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin, offrent à vos loulous (à partir de 6 ans), une version aussi loufoque que féérique, une très belle occasion de les initier aux voix lyriques.

« Aux dialogues mordants, cette odyssée déjantée fait bien marrer petits et grands. Ce spectacle lyrique de moins d’une heure, est interprété par un pianiste, des chanteuses et une ribambelle de marionnettes aussi curieuses que sympathiques. Et comme c'est un Opéra Volant, il part sur les routes d'Alsace et de Moselle… », précise notre déléguée musicale Marie-Lyne Furmann.

 Car, comme chaque année, l’Opéra national du Rhin vagabonde sur les chemins d’Alsace et du Grand Est. Pour créer une belle proximité, cette production de chambre truculente s’aventure donc dans toute la région pour partir à la rencontre de publics non-initiés aux envolées et aux émotions fortes de l’opéra. 

« Petite balade aux enfers », même pas peur. Un spectacle mortel ! 

► La balade s’impose avec le bref teaser de cet Opéra Volant 🔽

« Petite balade aux enfers » est en tournée jusqu’au 18 juin prochain, dont : le 25 janvier à Mutzig, le 3 février à Sarre-Union, le 13 à Sainte-Marie-aux-Mines, le 23 mai à Colmar…Réservations et infos sur operanationaldurhin.eu.

Sud-Ouest : les « Pépites du Métronum », plein phare sur 3 talentueuses artistes émergentes

Pour sa nouvelle édition, « Les Pépites du Métronum » de la ville rose lèvent le voile le 27 janvier prochain sur 3 jeunes femmes, 3 belles représentantes de la nouvelle scène des musiques actuelles.  

La pop trash de Kalika ouvre cette prometteuse soirée. Cette artiste de 23 printemps donne un coup de talon haut dans la fourmilière de la pop française, envoie valser les codes du genre et ses manières polissées. Longues mèches colorées parsèment ses cheveux ébène, look extravagant, tous ongles vernis dehors, elle porte des textes crus et subversifs, nous transporte dans des histoires d’amour et de sexe tumultueuses.

La jeune révélation du rap belge, Blu Samu, emboîte le pas de Kalika. Dans son dernier EP, « Turquoise », l’Anversoise livre 7 balades tantôt mélancoliques, tantôt frondeuses mais toujours luxuriantes. Blu Samu passe de l’anglais au français ou au portugais avec une habileté toute féline. Un rap élégant orné de groove et d’électro et au flow impeccable.  

Joye vient clore ce concert avec brio. Sélectionnée aux Inouïs du Printemps de Bourges en 2021, « Coup de cœur » du site de Radio France de notre déléguée musicale Muriel Chedotal en décembre dernier et playlistée sur FIP, l’insatiable jeune touche à tout toulousaine compose, écrit en anglais ou en français, interprète et participe au scénario de ses clips. Elle fait paraître un 1er EP enchanteur en novembre dernier, « Thelma ».  De sa voix aérienne, Joye l’envouteuse nous plonge dans une électro pop tout à tour caressante ou puissante, entre ombre et lumière.

Des « Pépites du Métronum » qui scintillent d’un bel éclat.  

► Pour un avant-goût de cette triple affiche toulousaine, « Monev » de Joye 🔽

  

► Réservez pour « Les Pépites du Métronum » sur lemetronum.fr  

► Ayez dans vos radars l’actualité de ces 3 révélations :  

Radio France tout au long de l’année accompagne la vitalité de la scène et de la production française. Nous revendiquons notre rôle de soutien et notre capacité à inventer tous les jours de nouveaux dispositifs pour faire vivre cette belle exception culturelle française

Thème(s) associé(s) :

A lire aussi